La géographie

Pern est composée de deux continents, l’un au nord, l’autre au sud, qui présente chacun une histoire et une géographie différente. Le continent méridional, plus vaste, à la végétation luxuriante et au climat globalement plus clément que son homologue septentrional a été colonisé en premier et présente une population nombreuse regroupée en plusieurs Forts et Weyrs. A l’inverse, l’exploration du continent nord est récente et il n’est colonisé que par quelques Forts et fortins, protégés par deux Weyrs, le Weyr d’Iristel à l’ouest et le Weyr d’Estral à l’est.

Glossaire

Le relief

Alors qu’une seule chaîne de montagnes ceinture le sud du continent méridional d’est en ouest et que le reste de son territoire est simplement parsemé de quelques chaînes volcaniques, le continent septentrional, lui, présente un relief beaucoup plus accidenté. Une chaîne montagneuse le sépare du désert de glace du pôle d’est en ouest, mais elle émet des ramifications qui s’étendent vers le sud, sur de larges zones. Ainsi, le nord ouest du continent, où se trouve Iristel n’est pratiquement qu’un immense massif, simplement entrecoupé de gorges profondes creusées par des cours d’eau ou interrompu par quelques lacs occupant d’anciens cratères de volcans. Plusieurs volcans se trouvent dans cette région, tous inactifs, heureusement, et le Weyr d’Iristel a d’ailleurs été bâti dans un ancien cratère à la lisière sud des montagnes, là où les pics laissent place à quelques plateaux et d’étroites plaines maritimes. Pour le reste du continent, les montagnes ne forment plus que des chaînes plus ou moins étroites et sont accolées pour la plupart à de larges plateaux, recouverts tantôt de bois tantôt de prairies, et surplombant eux-mêmes de grandes plaines, souvent verdoyantes et regorgeant de gibier, qui s’étendent jusqu’à la mer.

De nombreux lacs parsèment également le continent mais, attention, tous ne sont pas recommandés pour la baignade. Certains, en effet, emplissent les cratères d’anciens volcans et se trouvent souvent à des altitudes assez élevées ; la température de leur eau est bien entendu en conséquence, même si elle est pour certains très stable, au point qu’ils ne gèlent pas, même au cœur de l’hiver. Ils peuvent parfois abriter quelques poissons mais sont en général trop difficiles à repérer – sans parler de l’accès – pour faire plaisir aux pêcheurs. A l’inverse, d’autres lacs ponctuent les plaines, à cause d’un ralentissement du cours des rivières, et sont connus aussi bien des colons que des animaux sauvages qui viennent parfois s’y désaltérer.

Enfin, les territoires que les Estraliens nomment les « terres à l’ouest » correspondent en réalité à la partie la plus orientale du continent septentrional, celle qui sépare la chaîne de montagnes la plus orientale de l’Océan Beilin. Elle est constituée, au nord, d’une grande étendue boisée et d’une large plaine verdoyante au sud – même si on est loin de la luxuriance du continent méridional – simplement parsemée de quelques forêts. Encore très peu explorées, car séparées des plateaux de la région de Melisse par de hauts pics, les « terres à l’ouest » sont parcourues par de nombreux troupeaux d’animaux sauvages, dans lesquels les dragons d’Estral ont l’habitude de prélever leurs repas.

Les mers et océans

Pern est coupée en deux, d’est en ouest, par les mers et les océans, qui ont une grande importance, aussi bien pour les habitants des Forts et Weyrs côtiers du continent méridional que pour les colons du nord.

L’Océan Double-Mer, à l’ouest, borde les côtes des terres d’Iristel auxquelles il apporte un courant froid, qui descend directement du pôle nord et ne fait rien pour réchauffer la région. A l’inverse, la majorité des territoires côtiers du continent méridional sont bordés par ce même courant qui remonte vers le nord après s’être réchauffés et jouissent d’une eau de mer chaude et propice à la baignade. Toutefois, l’importance de ce courant marin ne se limite pas à son influence sur le climat. Il est en effet suffisamment violent pour être un obstacle à la navigation et nombre apprentis marins ou pêcheurs – ainsi que beaucoup de navigateurs confirmés – se sont fait avoir par ses caractéristiques. Il a tôt fait d’entraîner les pêcheurs d’Iristel vers le sud et l’est et pose régulièrement problème aux marins de La Flèche qui veulent se rendre à Mishtapek

La Mer Intérieure et Baie Eternité ne sont que des extensions de cet océan, au niveau de golfes formés par les terres. Elles sont bien plus calmes, autant par leurs courants que leur climat, moins propice aux tempêtes, et sont donc plus faciles à naviguer.

L’Océan Beilin, lui, se trouve à l’est, et c’est lui qui entoure l’île d’Estral. Traître, soumis à de nombreux courants, pas tous connus, et à de nombreux changements climatiques, il est peu navigué et les nombreuses îles qu’ils bordent ne sont pour la plupart pas habitées. Sauf certaines qui seraient, soi-disant, les terres hébergeant les criminels condamnés à l’exil.

Enfin, la région maritime correspondant à l’affrontement des deux océans et de leurs courants contraires est nommée la Mer Azur. Elle s’étend entre la péninsule de Fort Melisse et celle au nord de Baie-Eternité et est une zone particulièrement redoutée des marins. Ce ne sont pas temps les tempêtes et autres modifications météorologiques brutales qu’ils redoutent, mais plutôt les vents changeants et les courants souvent contraires qui sont autant d’obstacles pour atteindre la destination prévue dans des délais raisonnables. Cela explique en partie, l’isolement du Weyr d’Estral et de Fort Melisse et l’interdépendance qui les lie.

Taille du continent nord

Afin de vous donner une idée de l'étendue du continent, sachez qu'il vous faudra, à dos de coureur, plus de quatre semaines pour franchir la distance entre Fort Mélisse et Fort d'Iristel. La même distance à couvrir en bateau vous prendra au bas mot 28 jours si le temps est clément et les vents favorables. À dos de dragon, le voyage est plus rapide, le temps de trois respirations si le chevalier passe par l'Interstice, environ 26 heures s'il voyage en vol régulier (soit à une vitesse d'un peu plus de 50 km/h).

Les richesses

Les forêts du continent septentrional, principalement situées à l’ouest du continent, autour d’Iristel, contiennent de nombreux arbres dont le bois est prisé par les Pernais. Ce n’est pas qu’ils sont particulièrement rares, mais bon nombre d’essences ne se trouvent que dans cette partie du monde, puisque le climat méridional ne leur convient pas. En particulier, les conifères des bois les plus nordiques suscitent beaucoup d’intérêt par leur croissance rapide, même si leur bois tendre n’est pas aussi solide que celui des bons vieux chênes.

L’autre richesse du continent septentrional est moins visible que les arbres : il s’agit des minerais. Les Iristois ont déjà découvert quelques gisements intéressants, qu’il s’agisse de pierre de feu ou de métaux – quelques gemmes ont même été trouvées – au pied des montagnes et tout laisse croire que la zone centrale du continent est beaucoup plus riche en minerais que la partie occidentale. Néanmoins, par son climat beaucoup plus rude, très peu de colons se sont encore risquer à prospecter.

Le climat

Si le continent méridional est dominé par un climat à tendances tropicales, le continent septentrional, lui, est beaucoup plus frais. Au sud, près des océans, il y fait bien un climat tempéré, mais celui-ci devient rapidement continental dès qu’on s’enfonce dans les terres et il fait même franchement froid dès qu’on remonte vers le nord. En particulier, la région orientale, là où la chaîne de montagnes longeant le pôle est la plus étroite et où la côte est bordée par les courants marins froids de l’Océan Beilin, est une des plus rudes.

Comme partout, la flore du continent illustre bien ses variations climatiques, même si on est loin de la luxuriance de la végétation du continent méridional : le sud et l’ouest sont principalement recouverts de bois abondants, dont la composition varie avec la latitude. Au sud, les feuillus (chênes, bouleaux, …) prédominent mais ils laissent lentement la place aux conifères (pins, sapins, …) quand on progresse vers le nord. Ce sont d’ailleurs ces dernières essences qui constituent les bois au nord des « terres à l’ouest ». Le reste du continent non colonisé par les forêts présente de grandes prairies herbeuses, parsemées de quelques bois, et pleine de gibier sauvage, mais sans grande différence selon qu’on se trouve au niveau des plaines ou des plateaux. Seule la latitude change un peu les choses et, lorsqu’on se rapproche des pôles, la végétation se raréfie pour former une sorte de toundra au pied des montagnes.

Published on  August 6th, 2011