Les ateliers

Métallurgie, tissage, verrerie, élevage, agriculture, pêche, santé, art sont les domaines des différents ateliers de Pern. Près de 400 ans après l'atterrissage, les ordinateurs tombèrent définitivement en panne et les archives fatiguées achevèrent de s'effacer. On créa alors les ateliers afin de transmettre les connaissances pratiques aux générations suivantes. Le savoir de l'ancienne Terre, lui, se transforma peu à peu en Histoire puis en légendes et devint digne des seuls contes de harpistes.

Les ateliers fonctionnent selon le modèle maître-apprentis, le premier enseignant aux seconds l'ensemble de ses connaissances. Chaque atelier est dirigé par un maître d'Atelier qui excelle dans son domaine. Les ateliers édictent leurs propres règles et, indépendants, ne sont en aucun temps soumis aux directives du Fort qui les abrite. Les ateliers forment des artisans qui sont d'abord apprentis, puis compagnons (et parfois maîtres). L'apprentissage dure quatre révolutions ou plus. Une fois nommé compagnon, l'artisan est généralement assigné à un autre Fort où il sera le représentant de son atelier. Le Maître Harpiste de Pern a un pouvoir moral sur les autres ateliers qui lui demandent parfois conseil. Dans chaque atelier, constitué de la même manière que les Forts, on retrouve une tour de tambours, lesquels servent aux communications sur Pern. Les ateliers modernes ont été fondés en 403 après l'Arrivée.

À six révolutions, les enfants passent un premier test d'aptitude afin de déterminer s'ils ont leur place dans un atelier en particulier. En théorie, un second test se passe à l'âge de 11 ou 12 révolutions. En pratique, ce sont surtout les enfants des familles mieux nantis qui passent ce test déterminant pour l'avenir de l'enfant, car les familles plus pauvres désirent garder leurs enfants auprès d'eux pour les faire travailler aux champs ou dans un commerce.

Index

Les rangs, les noeuds, les rôles


Comment devient-on apprenti?

À six révolutions, les enfants passent un premier test d'aptitude afin de déterminer s'ils ont leur place dans un atelier en particulier. En théorie, un second test se passe à l'âge de 11 ou 12 révolutions. En pratique, ce sont surtout les enfants des familles mieux nantis qui passent ce test déterminant pour l'avenir de l'enfant, car les familles plus pauvres désirent garder leurs enfants auprès d'eux pour les faire travailler aux champs ou dans un commerce. Pendant de quatre à sept révolutions, les apprentis suivent les leçons de leurs aînés, compagnons ou maîtres, pour s'initier aux secrets de leur atelier. Si un apprenti démontre un talent particulier, un maître peut le prendre sous tutorat pour lui transmettre son savoir-faire. L'apprentissage de l'Atelier de métallurgie est le plus long (il peut aller jusqu'à 10 révolutions) mais une fois compagnon, il appartient à l'un des ateliers les plus estimés de Pern.

Comment passe-t-on compagnon?

"Combien de révolutions d'études faut-il pour accrocher ses noeuds de compagnon", est sans doute la première question qui hante tout jeune apprenti. Cela varie beaucoup. Chez certains, trois révolutions intensives seront suffisantes. Pour d'autres, quelques révolutions supplémentaires ne seront pas de trop. On raconte qu'un garçon est demeuré apprenti pendant 20 révolutions à la Harpe! En général, on parle plutôt de 4 révolutions... Et l'âge minimal est fixé à 16 révolutions bien que certains surdoués, fort rares du reste, aient pu outrepasser cette limite depuis la fondation de l'atelier. Pour passer à cette étape, il faut qu'un maître suggère le nom d'un apprenti méritant. Un compagnon peut parfois glisser quelques bons mots à l'oreille d'un maître, bien sûr. Une fois le nom lancé, il y a débat entre maîtres jusqu'à l'obtention d'une majorité de voix. Chaque semestre, au cours d'un repas commun, les nouveaux compagnons sont appelés à enjamber les tables.

Comment passe-t-on maître?

Tout compagnon peut aspirer à devenir maître. Pour ce faire, il doit avoir complété quelques contrats (ou avoir de l'expérience) et formuler sa demande à l'atelier principal. Il peut proposer directement le résultat de ses travaux ou recherches, mais il est recommandé par les ateliers de d'abord soumettre un projet de thèse qui sera étudié par un conseil de maîtres. Une fois le projet accepté, le compagnon aura tout le temps désiré, jusqu'à plusieurs révolutions, pour rédiger sa thèse ou réaliser son oeuvre. À terme, le conseil des maîtres se réunira à nouveau pour évaluer le travail et acceptera ou rejettera la nomination d'un nouveau confrère.

Comment devient-on Maître d'Atelier?

Le Maître d'atelier est choisi par ses pairs lorsqu'il y a mort, maladie ou démission du titulaire. On est généralement Maître à vie, mais il y a parfois destitution comme ce fut le cas pour Maître Asgall à la Harpe.

Et après?

Euh... à part maître du monde, je ne vois pas.

Que fait de sa vie un compagnon?

Les compagnons sont des artisans reconnus. Dans un premier temps, suite à leur nomination, un contrat leur est donné d’office. Ce contrat a un caractère plutôt obligatoire et leur permet de jeter les bases de leur réputation d’artisan. Puisqu’ils sont nouvellement compagnons, on les assigne généralement à des fortins ou des forts de moindre envergure. Il est rare que les compagnons débutants soient envoyés dans les Weyrs car les ateliers défendent leur réputation d’excellence auprès des chevaliers. C’est surtout vrai pour les ateliers plus techniques comme la métallurgie et la tannerie, des arts essentiels dans les Weyrs. À la suite de ce premier contrat, les compagnons peuvent choisir parmi ceux que l’atelier leur propose ou s’en trouver eux-mêmes. Après quelques révolutions, plusieurs compagnons s’établissent pour fonder une famille et ouvrent leur propre boutique ou retournent vivre à l’atelier pour y enseigner.

Que fait de sa vie un maître?

Les maîtres sont les détenteurs d’un grand savoir et connaissent toutes les ficelles du métier. Un maître peut diriger un atelier secondaire (branche de l’atelier principal, établi dans un autre Fort). Certains tiennent simplement boutique ou transmettent leur science aux apprentis et compagnons. D’autres choisissent de poursuivre leur vie sur les routes, de contrat en contrat. Au sein de l'atelier, les maîtres sont les têtes pensantes et ont tout droit de regard sur l'éducation des apprentis et des compagnons. Ce sont eux qui décident si un apprenti ou un compagnon peut obtenir ses noeuds, et leurs décisions sont sans appel. Ils doivent également voter pour ou contre la création d'un nouvel atelier secondaire. Quant au Maître de l'atelier, il est délégué lors des grands conseils de Pern et sa voix est alors celle de tout son atelier.

Published on  June 25th, 2011